Après avoir décortiqué les SP05 du Challenge Funyo, place aux F5 ! Là aussi deux pilotes ont dominé, mais ce n’est pas pour autant que l’intérêt a baissé. Bien au contraire !

1 – Le retour victorieux de Dannielou

Il fut champion de la catégorie en 2011, puis accéda fort logiquement au Challenge Endurance Proto V de V qu’il anima pendant cinq ans. 2017 constitue donc un retour au source pour le Breton qui, sous sa propre structure, se lance dans un nouveau défi : celui de… Défi Auto Solidaires en Peloton, en soutien de la sclérose en plaque. Occuper tout à la fois le rôle de pilote, de team-manager et de mécanicien, n’est pas un exercice facile, mais il s’affirme dès Barcelone comme le plus sérieux rival de Renaud Malinconi. Profitant des déboires de ce dernier à Portimao, il s’empare cependant des commandes du Challenge qu’il s’emploie par la suite à gérer, non sans dominer à nouveau à Jarama. Et en s’imposant lors de la toute dernière confrontation à Magny-Cours, il coiffe définitivement la couronne. En 2017, son bilan fait ainsi état de 3 victoires, 11 podiums, 2 meilleurs tours en course et 2 Top-10.

 

2 – Malinconi, le performer

Renaud Malinconi débute la saison en fanfare en signant d’entrée un retentissant triplé à Barcelone. Las, le sort s’acharne lors de l’épreuve suivante à Portimao et, en dépit d’une victoire et d’un podium, il se fait distancer au championnat et doit dès lors comme son retard. Il s’y attèle ainsi dès le troisième meeting au Castellet en ne laissant que des miettes à ses rivaux, avant d’enchaîner avec deux nouveaux succès à Dijon. La réussite le fuit néanmoins lors du sprint final, et il reproduit finalement, comme en 2016, sa place de vice-champion malgré une pointe de vitesse indéniable. La preuve, le pensionnaire du team Total Cloud (exploité par Lamo Racing Car) termine meilleur performer de la saison avec 10 victoires, 3 podiums, 4 pole positions, 12 meilleurs tours en course et 1 Top-10.

 

3 – La mise en orbite de Barbiat

Alexandre Barbiat n’avait encore jamais disputé de saison complète en Funyo, et ce premier exercice complet, en 2017, confirme que sa première victoire (assortie de 4 podiums et d’un meilleur tour en course) décrochée l’an passé n’avait rien d’usurpée. Dès Barcelone, le pilote Fun’Driver se positionne en effet comme le troisième larron du Challenge, enchaînant, en huit courses, sur huit podiums entre la deuxième course barcelonaise et la troisième dijonnaise. Cette présence ininterrompue dans le tiercé de tête est par ailleurs agrémentée d’un premier succès à Dijon, suivi d’un second à Jarama, puis d’un troisième à Magny-Cours. Trois victoires cette saison, donc, auxquelles on peut ajouter 9 podiums, 1 pole position, 2 meilleurs tours en course et 4 Top-10. Beau bilan !

 

4 – Jennifer Michel, la trouble fête

Dans cet univers du sport automobile que d’aucun considère comme très masculin, Jennifer Michel apporte la parfaite démonstration des aptitudes de la gente féminine derrière un volant. Depuis son retour à la compétition en 2015, elle ne cesse de monter en puissance, profitant de l’entourage et des conseils prodigués par ses équipiers au sein de l’armada AGR Bleu Mercure Racing Team. Si le podium s’est en tout cas refusé à elle cette saison, elle a su faire montre d’une incroyable régularité. Avec 13 apparitions dans le Top-10, elle termine en effet aux portes du Top-3. Well done.

 

5 – Naar, symbole de l’internationalisation du plateau

Non, les Funyo ne sont pas qu’une affaire de Gaulois ! La notoriété des protos conçus et fabriqués en Bretagne a depuis longtemps dépassé les frontières de l’Hexagone, et la présence de Dekel Naar, cette saison, en témoigna une nouvelle fois. Grâce à ses performances obtenues à bord de sa F5 préparée par Lamo Racing Car, il a ainsi permis au Challenge de se faire connaître en Israël, son pays d’origine. Il s’est illustré en montant sur son premier podium sur le Circuit Paul Ricard, et enregistra en 2017 un total de 14 Top-10. A suivre de très près l’an prochain !